Les ondes électromagnétiques « térahertz » (THz) possèdent de nombreuses propriétés. Elles traversent facilement un grand nombre de matériaux (vêtements, papier, carton, plastique, bois, matériaux composites, etc.), tout en étant peu énergétiques, non-ionisantes et non-invasives. Les travaux de recherche liés aux ondes THz sont aujourd’hui en plein essor avec des applications potentielles en médecine, télécommunications, sécurité des biens et des personnes, agro-alimentaire, contrôle non destructif de matériaux ou analyse d’œuvres d’art. Toutefois, la métrologie du faisceau THz de sources et de détecteurs actuellement sur le marché n’est pas parfaitement maîtrisée. L’interaction du rayonnement avec le matériau étudié et sa détection finale sont entachées de perturbations pouvant nuire au diagnostic final, comme le contrôle ou l’analyse d’une pièce industrielle sur un banc de mesure.

Le projet TERAWAVE, porté par Emmanuel Abraham du Laboratoire Ondes et Matière d’Aquitaine LOMA (université de Bordeaux, CNRS) vise à développer de nouvelles méthodes de mise en forme des faisceaux THz afin d’optimiser l’utilisation de ce rayonnement. Le projet fédère l’équipe Photonique et Matériaux du LOMA et la société NeTHIS à Mérignac, spécialisée dans l’industrialisation et la commercialisation de systèmes de vision multi-spectrale infrarouge et THz. Fort d’une collaboration scientifique débutée en 2015 ayant permis de valider la méthode de simulation, la détection et la correction du front d’ondes THz, le projet TERAWAVE va permettre le développement de nouvelles applications industrielles depuis le territoire de la Nouvelle Aquitaine et de renforcer le leadership de la société NeTHIS dans le domaine de l’instrumentation THz.

« Nous sommes en train de mettre au point grâce à la SATT Aquitaine, un analyseur de front d’onde Térahertz. Il s’agit de créer un outil de contrôle non-destructif pour vérifier des collages, des soudures ou encore des accostages, sur des matériaux non conducteurs et non polaires tels que le plastique, la céramique, les composites ou les polymères. La caractérisation du faisceau Térahertz est indispensable pour apporter une image plus précise des pièces scrutées. Au-delà de la reconnaissance académique liée au développement de nouvelles technologies Térahertz, ce projet aidera mon laboratoire, le LOMA, à rayonner auprès des entreprises », explique Emmanuel Abraham, Professeur des Universités.

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(image : shutterstock)