La start-up Irisiôme, pionnière sur le marché du détatouage, se voit renforcée par l’entrée d’Aquitaine Science Transfert à son capital.

La start-up Irisiôme, qui développe et commercialise des systèmes laser à longueur d’onde adaptable – une technologie développée au sein du Centre d’Etudes Lasers Intenses et Applications CELIA (université de Bordeaux, CNRS, CEA) – va mettre à disposition des praticiens un système unique pour les traitements dermatologiques. Se positionnant sur le marché en pleine expansion du détatouage, la start-up présente un potentiel de développement très important, renforcé aujourd’hui par l’entrée au capital de la SATT Aquitaine.
Une première pour Aquitaine Science Transfert, qui après avoir accompagné le projet sur les phases de maturation et de création d’entreprise, concrétise aujourd’hui sa capacité d’investissement et son engagement auprès de jeunes entreprises innovantes.

Irisiôme, le détatouage nouvelle génération franchit un pas

Dans le monde, on estime à 45 millions le nombre de personnes tatouées et à 30 % celles qui le regrettent très vite. En France, 14% de la population est tatouée. Or, aujourd’hui, les procédés existants de détatouage sont chers, douloureux, et ne permettent pas d’effacer correctement toutes les couleurs.
Développée par Romain Royon au cours de sa thèse, encadrée par le Pr. Eric Cormier au sein du Centre d’Etudes Lasers Intenses et Applications CELIA (université de Bordeaux, CNRS, CEA), la technologie soutenue par Aquitaine Science Transfert est une technologie laser pulsée et accordable, c’est-à-dire dont on peut régler la longueur d’onde. En déterminant les longueurs d’onde les plus adaptées à la typologie de peau, comme aux caractéristiques du pigment à enlever, Irisiôme va permettre de réduire de moitié le nombre de séances et l’espacement entre les séances. Il élimine de façon rapide et définitive les encres les plus tenaces, avec une innocuité moindre (moins de douleurs, moins d’effets secondaires). Efficace pour d’autres traitements dermatologiques (épilation, vieillissement de la peau…), ce système unique est également moins coûteux pour les dermatologues.

« Nous sommes actuellement dans la phase de présérie pour qualifier la machine au sens des normes. Nous avons travaillé son design. Elle va comporter un écran avec des fonctionnalités simples. Les tests ex-vivo ayant prouvé leur efficacité, nous entamons en parallèle les tests cliniques avec le CHU de Nice. Enfin, nous nous préparons pour le lancement commercial prévu fin 2017 et pour les futures levées de fonds. L’accompagnement de la SATT Aquitaine et son implication aujourd’hui dans le capital de la société est une véritable caution scientifique et institutionnelle qui va permettre de nous ouvrir des portes. Son entrée dans le capital d’Irisiôme est pour nous un gage de confiance et une reconnaissance de notre activité », commente Romain Royon, fondateur d’Irisiôme.

 

Première entrée au capital d’une start-up pour Aquitaine Science Transfert

Aquitaine Science Transfert et Irisiôme viennent de signer un contrat de partenariat portant sur l’actionnariat. C’est la première participation d’Aquitaine Science Transfert au capital d’une entreprise.

« Par son investissement au capital initial d’Irisiôme, Aquitaine Science Transfert s’engage pour la première fois en tant que partie prenante de la réussite d’une start-up. C’est un signal fort envoyé à nos porteurs de projets. Nous voulons montrer que nous sommes capables d’investir dans les projets à forte valeur ajoutée, que nous les soutenons et croyons en leur réussite. C’est aussi pour la SATT Aquitaine un moyen de consolider son modèle économique en partageant les risques financiers et bénéficier à terme de retours sur investissement qui lui permettront de s’impliquer davantage dans les projets à venir », déclare Maylis Chusseau, Présidente d’Aquitaine Science Transfert.

La société d’accélération de transfert de technologies a auparavant accompagné le financement de la maturation de la technologie d’Irisiôme à hauteur de 280 000 €, puis le processus de création de la société. Une licence exclusive d’exploitation a été signée avec l’université de Bordeaux et la SATT Aquitaine en décembre 2015.

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Publié dans AQUITAINE